Au 31 décembre 2009, les actifs financiers gérés selon les principes de l'investissement socialement responsable représentaient 34 milliards d'euros, selon le dernier Indicateur IRS de Novethic, soit une hausse de 68% en un an ! Une progression spectaculaire qu'il convient de relativiser...
En effet, les indices boursiers se sont nettement relevés en 2009 de la douloureuse année 2008. Cet effet "marché" a permis à lui seul aux encours ISR de progresser de 3 milliards d'euros l'an dernier (sur une augmentation totale de 13,8 milliards).
Plus important encore, la croissance des encours a été portée par la conversion de fonds aux principes ISR, qui a gonflé les actifs ISR français de 8,6 milliards d'euros sur l'année. Une progression d'autant plus artificielle qu'elle a en premier lieu concerné des fonds monétaires. A fin 2009, l'univers ISR monétaire représentait ainsi 23 fonds et 14,6 milliards d'euros, contre seulement 16 fonds et 6,3 milliards d'euros fin 2008.
La collecte (l'achat de parts de fonds par les clients) n'a donc finalement pesé que pour 2,2 milliards d'euros. L'investissement socialement responsable demeure ainsi une niche du marché de la gestion d'actifs : 3,34% du marché total pour les fonds actions ! Toutes catégories confondues, les encours ISR représentent 2,39% des encours totaux gérés en France, contre 1,43% il y a un an et 1,02% il y a deux ans.
Leur part a donc augmenté nettement, mais l'effet de conversion de gros fonds monétaires est là encore le facteur principal : c'est d'ailleurs cette catégorie qui est désormais la plus représentée dans l'univers ISR (44% des encours). Le chemin reste long...
mardi 2 février 2010
vendredi 23 octobre 2009
Oddo lance son FIP "écosolaire"
La société de capital-investissement Oddo Private Equity, qui gère environ 150 milions d'euros d'actifs non cotés, lance le FIP Ecosolaire.
Entre 60 et 80% des actifs de ce nouveau fonds seront investis dans des sociétés de gestion de parcs solaires, le solde étant géré de manière libre (placements monétaires, actions cotées, OPCVM, etc). La filiale du groupe de gestion d'actifs Oddo Asset Management justifie l'intérêt de ce produit par le retard français en matière d'énergies renouvelables et la volonté politique affichée de le rattraper, en atteignant dès 2020 le seuil de 20% de l'énergie produite via des filières d'énergies renouvelables.
De ce fait, alors qu'elle n'est pas encore compétitive sur le plan économique, l'énergie solaire bénéficie d'un cadre légal très attrayant, avec notamment des tarifs de rachats par EDF garantis sur 20 ans et indexés sur l'inflation.
L'économie des projets en ce domaine bénéficie aussi de facteurs structurels favorables : les variations solaires annuelles sont assez faibles (+/-5%), ce qui permet de prédire avec une marge d'erreur satisfaisante le potentiel de production d'énergie, et les panneaux solaires ont une durée de vie longue, tandis que leur prix ne cesse de chuter.
Pour sélectionner les meilleurs projets, Oddo Private Equity s'est associé avec le groupe international Akuo, spécialisé dans le développement et le cofinancement de sociétés de production d’énergies renouvelables.
Moyennant l'obligation d'investir dans des sociétés non cotées appartenant à quatre régions limitrophes de l'Union Européenne et une immobilisation du placement pour au moins cinq ans, les FIP permettent de déduire 25% des sommes investies de son impôt sur le revenu et de se voir exonérer sur l'éventuelle plus-value.
La plupart des FIP lancés incluent l'Ile-de-France parmi leur quatre régions d'investissement. Logiquement, il en va autrement du FIP Ecosolaire, qui a ciblé le sud de la France. Ses terres de chasses seront donc les régions PACA, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes.
Alors que le secteur, aujourd'hui en effervescence, pourrait se consolider d'ici 5 ou 6 ans, le timing d'investissement semble bon et le produit est accessible à partir de 1.000 euros, valeur initiale de la part. Le problème des FIP, outre le blocage des fonds sur longue période, réside toujours dans des frais à la hauteur de l'avantage fiscal, c'est-à-dire plutôt élevés !
Ainsi le FIP Ecosolaire peut-il faire l'objet d'une commission de souscription allant jusqu'à 5%, sans oublier des frais de constitution de 1% la première année. Mais ses frais de gestion annuels (3%) sont inférieurs à la moyenne de la concurrence. Des frais de gestion pouvant aller jusqu'à 2,5% sont également sur la partie des actifis gérée librement (les 20 à 40% qui ne seront pas investis en sociétés de production d'énergie solaire).
Les belles perspectives du secteur ont ici un prix, mais les tarifs de rachat garantis par EDF permettent de croire en la viabilité des sociétés où le fonds investira.
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jeudi 8 octobre 2009
Dexia AM couvert de récompenses par Novethic
Vingt-deux fonds labellisés ! Dexia Asset Management est la société de gestion la plus titrée principale bénéficiaire de la première mouture du tout nouveau label attribué par Novethic, site internet spécialisé dans le développement durable, aux produits de gestion collective gérés selon les principes de l'investissement socialement responsable (ISR).
Novethic a au total attribué son label à 92 fonds gérés par 25 sociétés différentes, en fonction de 4 critères :
- au moins 90% du portefeuille doit faire l'objet d'une gestion ISR;
- les étapes de sélection du processus de sélection ISR et les moyens mis en oeuvre doivent être clairement expliqués au souscripteur;
- les reportings publiés régulièrement par la société sur la gestion de son fonds doivent comporter un volet extra-financier fourni;
- la société doit accepter de publier régulièrement (au moins chaque semestre)l'intégralité du portefeuille.
Dexia AM récolte donc la plus belle moisson de labels, avec 22 récompenses, qui vont à 10 fonds actions, 8 fonds obligataires, 3 fonds diversifiés et un fonds monétaire. La société se félicite que sa gamme ISR, dont l'origine remonte à 1996, soit ainsi reconnue.
Une nuance, cependant. Le nombre de fonds labellisés ne doit être considéré comme une mesure proprement dite de la qualité de la société de gestion. Ce nombre dépend en effet aussi... du nombre de fonds présentés par la société en question.
mercredi 7 octobre 2009
Un FCP obligataire pour aider les institutions de micro-crédit
Quatre acteurs du monde financier se sont unis pour donner naissance à un fonds commun de placement (FCP) obligataire, qui investira à titre accessoire dans des entreprises solidaires finançant elles-mêmes des institutions de micro-crédit.
Babyfund Taux Fixe 2013 (c'est le nom du produit!) est né de la rencontre de Babyloan, plate forme internet permettant aux internautes de prêter de l'argent à des micro-entrepreneurs des pays du Sud, de Seeds Finance, société de conseil à destination des investisseurs institutionnels, du Crédit Coopératif, banquier historique de l'économie sociale et solidaire, et de sa société de gestion Ecofi Investissement.
Ce fonds a un horizon de placement fixé au 30 avril 2013 et vise à produire à cette échéance une performance supérieure à celle qui serait obtenue en investissant dans l'obligation d'Etat OAT à échéance 25 octobre 2013. Pour ce faire, il investira entre 90% et 95% de ses actifs en obligations européennes et titres assimilés ayant une bonne notation financière (BBB- au minimum au moment de l'achat des titres) de manière à maintenir un faible profil de risque.
Le solde (5 à 10% du fonds, donc) sera consacré à des investissements dans des entreprises solidaires agréées par l'Etat qui financent des institutions de micro-finance (IMF) agissant dans les pays en développement en aidant au développement de l'agriculture, de l'artisanat ou du commerce.
Géré par Ecofi Investissement, le fonds sélectionnera les institutions de micro-finance qu'il aidera en fonction des conseils de Babyloan. Il est d'ores et déjà distribué par le Crédit Coopératif auprès des particuliers et par Seeds Finance auprès des institutionnels.
Il est conseillé aux investisseurs de conserver le produit jusqu'à l'échéance, mais il restera bien sûr possible d'en sortir à tout moment, moyennant des frais de sortie de 0,3%.
lundi 28 septembre 2009
BNP Paribas va quitter les paradis fiscaux
BNP Paribas va fermer ses filiales dans les paradis fiscaux, a annoncé son directeur général, Baudouin Prot, dans une interview accordée à Europe 1.
"Dans les paradis fiscaux qui resteront sur la liste grise, BNP Paribas n'aura plus d'activité", a déclaré le dirigeant. Il est vrai que la liste de paradis fiscaux établie par l'OCDE a tendance à se réduire au fil des accords trouvés avec certaines juridictions. Ainsi, depuis la publication de la fameuse liste en avril dernier, une douzaine de juridications ont-elles été retirées de la liste après s'être engagées à se conformer aux normes de transparence de l'organisation, dont la Suisse, l'Autriche, Monaco, la Belgique, les Bermudes, les Antilles néerlandaises, les Iles Caïmans ou le Luxembourg.
Baudoin Prot révèle que BNP Paribas va quitter le Panama, et la banque devrait également quitter les Bahamas, ces zones représentant une demi-douzaine de filiales pour le groupe bancaire. Ce retrait devrait être effectif dès 2010.
Cette décision intervient alors que les banques françaises seront bientôt contraintes légalement de dévoiler l'étendue de leur activité dans les paradis fiscaux. On peut d'ailleurs s'interroger sur l'efficacité d'une telle mesure au moment où la liste des pays incriminés diminue comme peau de chagrin, selon des critères contestés.
Selon une règle non écrite, un Etat signant des conventions d'échange d'information avec 12 autres juridictions peut rejoindre la liste blanche. Et pour un pays fraîchement "blanchi" comme Monaco, la moitié de ces accords bilatéraux sont précisément signés avec des pays encore en liste grise.
Cliquer sur le lien suivant pour écouter l'interview de Baudoin Prot dans son intégralité.
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vendredi 25 septembre 2009
Maillot vert pour JCDecaux !
Le service de vélos publics géré par JCDecaux à Lyon depuis 2004 vient de battre un record d'affluence.
Le 24 septembre, 44.843 locations de Vélo'v, soit une toutes les deux secondes, ont été enregistrées dans la troisième ville de France. Ce chiffre est supérieur d'un tiers au précédent record, touché il y a un an, presque jour pour jour.
On ne peut que se féliciter de cette rentrée sportive des Lyonnais, qui ont ainsi parcouru deux fois le tour de la Terre en une journée. Et l'on remet volontiers à JCDecaux le maillot vert pour avoir su imposer dans les principales métropoles françaises ce moyen de transport "collectif-individuel" sans émissions de gaz à effet de serre !
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mercredi 23 septembre 2009
Fiat en avance sur les émissions polluantes
Fiat est déjà en conformité avec les futures normes européennes anti-pollution, qui s'appliqueront au secteur automobile en 2015. Celles-ci prévoient que les véhicules vendus par un constructeur automobile émettent en moyenne moins de 130 grammes de CO2 par kilomètre.
Avec un chiffre de 129,1 g/km, l'italien est d'ores et déjà dans les clous, ce qu'il explique par ses avancées technologiques, comme le MultiAir (technologie de transmission sans arbre à cames) ou le logiciel eco:Drive qui aide les conducteurs à réduire leur consommation en analysant leur mode de conduite.
Mais il est vrai aussi que la gamme de Fiat est concentrée sur les véhicules petits ou moyens, et absente du très haut de gamme.
Quoi qu'il en soit, le constructeur le plus vert d'Europe peut aussi se féliciter d'avoir été retenu dans l'indice boursier Dow Jones Sustainability World, qui sélectionne parmi les plus grandes sociétés mondiales celles qui respectent le mieux les critères environnementaux et sociaux.
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